4 points clé en main

4 points pour inventer le monde d’après

Temps de lecture : 5 minutes

Inventer le monde de demain !

Réfléchir au jour d’après!

Plus jamais ça !

Impossible de passer à côté, vous avez forcément vu passer ces groupes et ces vidéos sur les sites d’infos et les réseaux sociaux. Ces termes très attirants ne sont pas encore les promesses d’un demain tout joli, car il faut les inventer et on a du boulot, mais dans le contexte du covid-19 et du confinement, on se dit « pourquoi pas ? ». Comment s’y prendre pour que l’on puisse y trouver du bonheur et des relations saines et prometteuses ? Voici des suggestions à prendre en compte pour éviter que nos espoirs ne fassent Pschitt !

4 choses à noter pour inventer le monde demain

1. Commencer par le monde d’aujourd’hui

Je m’amuse souvent avec cette phrase ironique :

« Toujours remettre au lendemain ce qu’un autre pourra faire à ta place. »

Inventer le monde de demain, ça a l’air super chouette, vu d’ici. D’autant que demain, ça nous laisse toute la journée d’aujourd’hui, à tirer des plans sur la comète, confortablement confinés chez nous. Mais voilà, c’est le monde d’aujourd’hui qu’il faut revoir. Celui de demain n’existe pas encore. A la rigueur, il découlera à peu près directement de nos actes du jour, j’en conviens…

Cette pensée m’est venue hier, en achetant du pain et un éclair au chocolat pour mon fils dans une boulangerie. Sous la pâtisserie, il y avait ceci (voir photo) :

J’ai mis du temps à comprendre qu’on fabriquait désormais des pièces de plastique à usage unique, permettant d’attraper l’éclair en vitrine ou dans sa boite, sans s’en mettre sur les mains. Certainement la plus belle invention de l’Homme depuis l’eau chaude… Du plastique pour ça… On marche sur la tête ! Et une bonne vieille pince en inox, qu’on lave régulièrement, ce ne serait pas plus simple ?

2. D’abord changer MON monde

Je peux tenter de mettre mon slip par dessus mon pantalon, et faire une cape avec le rideau de douche, je ne ressemblerai pas à Superman. Je tâcherai tout de même de vous faire une photo de moi comme ça un jour, pour qu’on rigole, c’est promis ! Il n’y a que dans les films américains où l’on a des super pouvoirs pour changer le monde. Alors vouloir inventer un monde meilleur, pardon, mais quelle connerie ! Dans un précédent article portant sur les bonnes résolutions, nous mettions en lumière le danger de chercher à se fixer des objectifs impossibles à atteindre (à lire ici).

C’est la même chose pour « le jour d’après » : il vaut mieux laisser tomber les grandes phrases, on ne changera pas le monde ! Essayer de changer SON monde, ce serait déjà pas mal, et bien plus satisfaisant. J’ai du poids, j’ai des leviers d’action, j’ai la capacité de changer des tas de choses, presque tout même, dans MON monde : ma manière de consommer et de réutiliser, d’agir avec les autres, de me connecter coûte que coûte (ou pas) avec le dernier portable, à la future 5G que j’attends avec frénésie… La liste est longue.

3. La conjugaison pour sauver le monde

Oui alors dit comme ça, je sais, ça peut faire peur. Mais rassurez-vous, on ne va pas faire de cours de français ici ! Juste se dire qu’il y a des verbes qui ne se conjuguent pas à tous les temps. Exemple : falloir au conditionnel. Présent : il faudrait. Passé : il aurait fallu.

Résultat : rien ! Canapé ! Yakafôkon ! C’est un peu comme le verbe aimer à l’impératif. Vous pouvez essayer si ça vous chante (aime moi !), mais le résultat est très proche de zéro.

Le pronom personnel qu’on utilise va aussi avoir son importance dans nos démarches pour changer le monde. En effet, des études (pas du tout) scientifiques ont prouvé que l’utilisation des troisièmes personnes du singulier ou du pluriel ne donnait aucun résultat tangible. Certaines phrases que l’on pense être d’action brassent du vent lorsque le verbe est conjugué avec il, on, ils ou elles. Exemples : on devrait faire comme ça, il faudrait arrêter, ils auraient dû commencer par.

Alors qu’un bon vieux JE au présent donne tout de suite de meilleurs résultats. Exemple : Je boycotte désormais cette stupide chaîne de boulangerie semi industrielle à la con, au bénéfice d’un commerçant indépendant qui anime mon quartier.

4. A moi la politique et l’action !

Fort de ces 3 points précédents, il ne me reste plus qu’à me mettre en action. Des actions simples, réalisées par JE et NOUS, ici et maintenant, dans MON monde. J’ai déjà choisi les miennes, mais je préfère ne pas les évoquer ici, de peur de tomber dans le « regardez, moi j’ai commencé, vous devriez faire comme moi !« . Ce qui serait un non-sens dans un article comme celui-ci.

Car si les idées et les paroles sont belles et nécessaires, c’est en réalisant des choses concrètes que l’Homme peut espérer développer du bien-être et trouver un sens à ce qu’il fait. Vous ressentez ce bonheur, lorsqu’on observe les résultats du travail effectué ? Le simple rangement d’une pièce à la maison, du jardin qu’on commence à entretenir après l’hiver, du ménage fait ou d’un mur repeint, nous procurent cette satisfaction qui nous fait oublier les efforts d’avant.

Chacun à sa manière, selon ses goûts et ses compétences, dans son environnement proche, il est temps de nous mettre un peu plus en action avec pour seule rémunération la recherche de cette satisfaction. La politique n’est pas le privilège des gens de pouvoir, je peux prendre les choses en main. Moi aussi, j’ai droit à ma dose de satisfaction des tâches menées à bien. Dans mon quartier, dans mon entreprise, dans une association, dans ma commune ou mon immeuble, je peux choisir d’agir, à mon rythme et à ma manière. Je décide de passer à l’action pour me nourrir de cette joie de l’effort accompli.

Et le monde de demain arrivera… demain !

J’ai eu la chance de travailler récemment à distance avec mon frère, Philippe, qui réalisait une vidéo d’animation pour partager sa vision positive du changement. Je ne peux pas manquer l’occasion de vous proposer d’y jeter un œil, en cliquant ici.

5. D’autres points à ajouter ?

Il est probable que l’on puisse inventer le monde de demain avec bien d’autres points à prendre compte encore que ces quatre-là. Je n’ai partagé ici que ceux qui me venaient en tête aujourd’hui.

Mais vous, qu’en pensez-vous ? Voyez-vous d’autres choses à noter, pour améliorer nos méthodes pour changer le monde ? A vos commentaires…

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